Ituri : trois journées « sans information » décrétées suite à l’assassinat du journaliste Thiery Banga Lole*

Ituri : trois journées « sans information » décrétées suite à l’assassinat du journaliste Thiery Banga Lole*

La communauté médiatique de l’Ituri traverse une période de deuil et d’indignation. À la suite du meurtre violent du journaliste Thiery Banga Lole chez lui, les organismes de protection de la liberté d’expression ont annoncé une action radicale : une période de silence total des médias sur toute la province, à partir de ce mardi 30 décembre 2025.

L’incident a eu lieu durant la nuit du lundi au mardi. D’après des témoignages concordants provenant de la zone, des personnes non identifiées ont pénétré le domicile de Thiery Banga Lole aux alentours d’une heure du matin, interrompant ainsi son sommeil.

Thiery Banga Lole a été transporté en urgence à la clinique Salama de Bunia après avoir subi de graves blessures lors de l’attaque. En dépit des tentatives du personnel médical, il a perdu la vie suite à ses blessures aux alentours de 7 heures du matin, laissant une communauté profondément choquée.

La profession a rapidement réagi. Dans une déclaration conjointe empreinte de sérieux, Journaliste en Danger (JED) et l’Union Nationale de la Presse Congolaise (UNPC) ont déclaré trois jours « sans information » à travers toute la province de l’Ituri. Par cette action audacieuse, les deux organisations visent à :

– Dénoncer un acte barbare dirigé contre la liberté d’informer.

– Exprimer leur solidarité envers la famille biologique et les proches de la victime.

– Exiger justice par l’ouverture immédiate d’enquêtes sérieuses pour identifier et traduire les auteurs devant les tribunaux.

Ce décès tragique remet en lumière la question de la sécurité des acteurs des médias en République Démocratique du Congo, en particulier dans l’Ituri, une zone où exercer le journalisme reste dangereux.

En attendant les résultats des premières enquêtes, le calme radio qui règne sur l’Ituri témoigne du vide immense laissé par Thiery Banga Lole et de l’exaspération d’un métier qui ne veut pas comptabiliser ses victimes dans l’indifférence.

*Rédaction*

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