Aux sagaies lancées,Norbert Basengezi oppose comme boucliers son expérience et maestria politiques

La démission de Modeste Bahati Lukwebo du Sénat a déclenché une vague de spéculations sur sa succession. Au cœur de ces discussions officieuses, le nom de Norbert Basengezi Katintima revient avec insistance. Mais derrière ces rumeurs se dessine une campagne de dénigrement feutrée, subtile mais déterminée à entacher son image.
Pourtant, réduire Basengezi à un simple enjeu politicien serait une erreur. Fort de son expérience transgénérationnelle, il représente une figure structurante de la vie politique congolaise, dont la connaissance intime des institutions et de la classe politique dépasse largement les calculs de circonstance.
Manœuvres feutrées et enjeux de succession
Dans les coulisses du Sénat, les campagnes anonymes et discrètes reprennent leurs droits au gré des recompositions institutionnelles. Depuis la démission de Bahati, les spéculations vont bon train. Et si certains noms circulent, celui de Basengezi cristallise à la fois espoirs et résistances. Officiellement, rien n’est annoncé. Officieusement, tout se murmure.
Dans ce climat de rumeurs, il est crucial de revenir à l’essentiel : le parcours et la valeur réelle d’un homme dont l’expérience politique est un capital national, loin des calculs éphémères.
Un acteur transgénérationnel de haute pointure
La trajectoire de Basengezi dépasse les contingences du moment. Ayant servi sous plusieurs régimes — de la transition post-Mobutu à l’ère Félix Tshisekedi — il a été témoin et acteur des évolutions de la classe politique congolaise.
Cette immersion lui confère aujourd’hui une connaissance rare de toutes les strates politiques. Sa stature dépasse celle d’un simple médiateur : il est un sage et un trait d’union indispensable entre générations, capable de désamorcer tensions et crises. Sa lecture stratégique du pouvoir et des rapports de force en fait un atout pour consolider les équilibres institutionnels et accompagner la vision de rassemblement de l’État.
L’ancrage dans l’Est, un atout majeur
Originaire du Sud-Kivu, Basengezi ne se limite pas à son identité provinciale. Son expérience de gouverneur (1998-2002) dans une région marquée par de fortes tensions sécuritaires et son implantation durable dans l’économie locale font de lui un expert des enjeux de l’Est. Cette combinaison de savoir politique et de maîtrise des réalités sécuritaires constitue un atout rare pour la stabilité du pays et la stratégie nationale.
Sanctions, accusations et perspective stratégique
Les accusations liées aux sanctions américaines de l’OFAC et aux soupçons de gestion à la CENI doivent être replacées dans leur contexte. Elles concernaient une puériode électorale précise et relevaient davantage d’instruments de pression politique que de décisions judiciaires. Des personnalités comme Lambert Mende, également visées à l’époque, ont depuis été délistées.Aujourd’hui, la question est celle de l’utilité politique réelle. Basengezi reste une des rares figures de la majorité capable de soutenir la dynamique de l’Union sacrée de la Nation et d’appuyer la vision de rassemblement portée par Félix Tshisekedi. Sa valeur stratégique dépasse largement les mesures contextuelles du passé. S’y opposer, c’est contrarier la consolidation institutionnelle nécessaire à la stabilité du pays.
Démonter les accusations de détournement
Quant aux accusations de détournement de fonds, elles se heurtent à la réalité : Basengezi est reconnu depuis des décennies comme un opérateur économique majeur de l’Est. Bien avant son passage à la CENI, il représentait sa province à la Conférence nationale souveraine en tant que figure influente du monde des affaires, et non comme politicien. Sa stabilité financière ne dépendait pas de ses fonctions électorales, ce qui rend les accusations largement infondées.
Ces campagnes de dénigrement, souvent anonymes, traduisent moins des critiques objectives que la crainte de profils qui dépassent les calculs de circonstance. Saboter l’image de Basengezi, c’est mettre en péril une ressource nationale rare et précieuse, indispensable à la mémoire et à la stabilité de l’État.
Respecter et soutenir la vision de l’autorité morale
Il est temps d’interpeller ceux qui, par des manœuvres politiciennes étroites, cherchent à écarter des figures expérimentées comme Basengezi. En agissant ainsi, ils compromettent la vision de rassemblement et de consolidation institutionnelle portée par Félix Tshisekedi. Priver la Nation de tels profils, c’est affaiblir ses propres atouts et fragiliser l’action politique en cours.
Les choix des acteurs politiques doivent dépasser les intérêts de circonstance pour soutenir une ambition nationale claire : allier expérience et renouvellement pour la stabilité et la grandeur de la RDC.

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