
Julien Paluku, le délégué personnel du Chef de l’État au sein de l’AUDA-NEPAD, a reçu des directives précises pour réaliser la vision d’un Afrique unie et florissante par le biais de projets structurants.
La République démocratique du Congo (RDC) est sur le point de passer à une étape clé dans son engagement auprès des organes de développement panafricains. Julien Paluku Kahongya a officiellement été informé des nouveaux axes stratégiques attribués au pays pour renforcer son intervention dans la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA). Il remplit le rôle de délégué personnel du Chef de l’État dans le Comité de pilotage de l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD).
Selon l’Agence Congolaise de Presse (ACP), qui rapporte ces instructions émanant de sources du ministère du Commerce extérieur, cela témoigne du désir de Kinshasa de renforcer son influence économique sur le continent.
Ces orientations sont guidées par une demande forte du président : « restaurer le statut central de la RDC, du fait de sa position géostratégique exceptionnelle, à la frontière de divers blocs économiques régionaux ».
« Le Président de la République a insisté sur la nécessité pour la RDC de jouer un rôle pivot, avec l’élaboration des plans détaillés et des programmes de travail de l’AUDA-NEPAD pour la transformation de la vision africaine en projets concrets et structurants », indique une source proche du dossier au ministère du Commerce extérieur.
Pour le Président Félix Tshisekedi, l’enjeu ne réside plus seulement dans l’adhésion aux déclarations d’intention, mais dans la concrétisation de l’idéal panafricain par des réalisations tangibles. La voix de la RDC doit désormais porter avec force et pragmatisme sur des projets tels que les routes de desserte transfrontalières, les interconnexions énergétiques, les corridors commerciaux et l’industrialisation locale.
L’ascension et le rôle proactif de Julien Paluku – qui supervise aussi le portefeuille crucial du Commerce extérieur – au sein de l’AUDA-NEPAD ne sont pas le fruit du hasard. Ils représentent la convergence souhaitée par le gouvernement congolais entre la diplomatie de développement à l’échelle continentale et les transformations économiques internes.
La Rédaction.
