
C’est un moment historique pour la diplomatie congolaise. Plus de trois décennies après sa dernière apparition à cette fonction, la République démocratique du Congo (RDC) a pris la présidence du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies. Pour marquer cette occasion solennelle, la Première ministre Judith Suminwa a personnellement dirigé ce mercredi 08 juillet, au siège de l’ONU à New York, un débat public de haut niveau d’une importance cruciale pour son pays et pour la communauté internationale.
La cheffe du gouvernement congolais a présidé une séance entièrement consacrée à la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits. Le débat s’est articulé autour d’un thème sans équivoque : « Honorer la promesse du droit international envers les survivants de violences sexuelles liées aux conflits ».
Le choix de cette thématique n’est pas fortuit. La RDC subit de plein fouet les affres de guerres récurrentes, notamment dans sa partie orientale, où le corps des femmes et des enfants est trop souvent utilisé comme arme de guerre. Selon les données officielles de l’ONU, la RDC enregistre malheureusement l’un des plus grands nombres de cas vérifiés de violences sexuelles liées aux conflits à travers le monde.

Face à ce constat alarmant, Judith Suminwa a porté la voix des sans-voix devant l’instance suprême des Nations Unies. Avec force et détermination, elle a plaidé pour que les victimes et les survivants n’attendent plus en vain, exigeant qu’ils obtiennent enfin justice et réparation concrète.
« Nous ne pouvons plus nous contenter de déclarations d’intention. Les survivants ont droit à une justice réelle et à des réparations à la hauteur des traumatismes subis », a martelé la Première ministre devant les membres du Conseil.

Pour la cheffe de l’exécutif congolais, la résolution de cette crise humanitaire et sécuritaire passe impérativement par la fin de l’impunité. Elle a fermement rappelé qu’aucun processus de paix ne pourra aboutir si les bourreaux continuent de sévir en toute liberté.
Judith Suminwa a ainsi insisté sur un principe fondamental : il ne peut y avoir de paix durable tant que les auteurs de ces crimes odieux, leurs complices, ainsi que leurs commanditaires intellectuels et financiers restent impunis.
Par cette présidence active et ce plaidoyer courageux, la RDC espère pousser la communauté internationale à passer des paroles aux actes, afin de faire du droit international un véritable bouclier pour les populations les plus vulnérables.
La Rédaction.
