U.A:le sénateur Salomon Kalonda jette un pavé dans la mare sur les élections préfabriquées en Afrique

Élections truquées, résultats fabriqués, Kalonda appelle l’Afrique à sauver sa démocratie

« L’Afrique mérite mieux que des élections truquées. Elle mérite mieux que des résultats fabriqués. Elle mérite mieux que des démocraties de façade ».

À Addis-Abeba, le sénateur congolais, Salomon Kalonda a achevé son intervention au Forum parlementaire sur le renseignement et la sécurité par une charge contre les dérives électorales qui compromettent l’avenir démocratique du continent.

A en croire le député provincial du Maniema, la fraude électorale dépasse le simple cadre d’une irrégularité politique. Elle constitue, a-t-il renchéri, un facteur majeur d’instabilité des États. « Quand une élection fait l’objet d’une fraude en Afrique, c’est une défaite pour la démocratie universelle », a-t-il martelé.

Ainsi, il établit un lien direct entre scrutins confisqués, institutions fragilisées et crises sécuritaires. « Les États faillis naissent de scrutins confisqués. Les conflits armés naissent de résultats contestés », a-t-il lancé.

S’adressant à ses homologues éthiopiens, le parlementaire congolais les a exhortés à préserver leur engagement en faveur de la démocratie et du développement. Dans ce pays qu’il présente comme le « berceau de l’humanité et de l’Union africaine », il voit un acteur capable de porter un exemple démocratique pour le continent.

Par ailleurs, le membre du pouvoir législatif a interpellé les partenaires américains, européens et autres acteurs internationaux présents dans la salle de conférence. Kalonda les a invités à intensifier leur implication à travers le partage d’expertise et l’accompagnement technique. « Votre intérêt, c’est que la démocratie soit effective en Afrique. Car là où il y a démocratie, il y a stabilité, le droit est respecté, la corruption est limitée. Vos entreprises peuvent investir sereinement ».

À l’inverse, l’absence de règles équitables place les acteurs économiques dans une compétition déséquilibrée, une situation qu’il associe notamment au secteur minier en RDC.

Cependant, Salomon Kalonda a placé la démocratie au rang des droits fondamentaux universels. « La démocratie n’est pas un luxe occidental. C’est un droit universel », a-t-il fait observer. L’élu Ensemble du Haut-Katanga plaide pour que ce principe soit pleinement respecté en Afrique comme partout ailleurs.

Rédaction

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