La République Démocratique du Congo a obtenu une avancée diplomatique notable dans le secteur du cacao. Lors de la 114ᵉ session ordinaire de l’Organisation Internationale du Cacao (ICCO), tenue à Abidjan, les acteurs mondiaux de la filière ont validé deux décisions aux conséquences durables pour l’économie agricole.
La première porte sur l’entrée en vigueur du nouvel Accord International sur le Cacao, prévue pour le 1er octobre 2026. Ce cadre juridique rénové doit mieux réguler le marché, encourager la durabilité de la chaîne de valeur, protéger l’environnement et assurer aux producteurs un revenu plus juste, alors que les cours mondiaux restent instables.
Son adoption intervient à un moment où les pressions environnementales et socio-économiques obligent à repenser en profondeur la manière de produire et de commercialiser le cacao.
La seconde décision de cette session place la diplomatie congolaise au premier plan : la RDC occupera la vice-présidence du Comité Économique de l’ICCO pour l’année cacaoyère 2026-2027.
Ce poste lui ouvre un siège au cœur des arbitrages stratégiques, financiers et normatifs qui façonnent le marché mondial. Il traduit aussi la reconnaissance, par les autres pays, du potentiel agricole congolais et du rôle croissant du pays sur le continent.
Cette nomination prolonge la ligne fixée par le Chef de l’État. Félix-Antoine Tshisekedi, qui appelle à investir massivement dans le soft power national, avait résumé sa position : « Plus rien ne se fera sans la participation de la RDC. » Il fait de l’influence économique et diplomatique un levier pour changer le regard porté sur le « cœur de l’Afrique ».
La Rédaction.
