Cession de la Bralima Bukavu à Synergy ventures Holdings Ltd:le choix humanitaire et de résilience du Groupe Heineken.
« J’en ai rien à cirer qu’une Primus soit fabriquée par un Mauricien ou Marsien,moi ce qui m’intéresse c’est de prendre ma grosse Primus émanant de cette usine avec l’eau du lac kivu »,s’est exclamé un habitant de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu.
En effet ,l ’Usine de la Bralima (Brasserie , limonaderie et malterie) de la ville de Bukavu dans la province du Sud-Kivu a toujours été le symbole identitaire de cette partie du territoire national et ce ,depuis des temps immemoriaux.Cette usine du groupe néerlandais Heineken a apporté beaucoup de bienfaits à la province aussi bien sur le plan fiscal, d’emploi que dans la promotion de petites et moyennes entreprises locales.
Il est de notoriété que par ses ventes records , la Bralima a aussi su capter l’intérêt que la population de la région du kivu lui a toujours réservé .Une confiance sans égale qui démontre l’interaction historique existant entre les deux composantes.
Seulement ,lors de la prise de la ville de Bukavu, des actes de vandalisme ont été perpétrés par des inciviques causant des dégâts énormes à la société qui a été contrainte de fermer cette usine productrice des bières tant prisées comme la légendaire Primus, Mutziig class et plusieurs autres.
La population assoiffée a dû trouver refuge ailleurs avec des bières en provenance du Rwanda, du Burundi et même de la Tanzanie qui petit à petit commencent à gagner du terrain et à s’affirmer dans les villes de Bukavu et Goma.Des indicateurs sérieux qui au fil du temps, ont certainement poussé les responsables du groupe Heineken à conclure un accord pour transférer sa brasserie de Bukavu à Synergy Ventures Holdings Ltd,une société mauricienne pour la somme symbolique de 1 euro.
Selon plusieurs médias, cette décision est motivée par l’objectif humanitaire visant non seulement à sauvegarder les emplois, les fournisseurs locaux et services y afférents mais aussi les moyens de substance aux fins de maintenir des services communautaires essentiels pour éviter une utilisation abusive du site dans un contexte sécuritaire instable.
Une vraie trouvaille car Heineken conserve l’option de rachat, 3 ans après la vente ,si l’environnement redevient viable.Tout en retenant qu’il a continué à payer les agents de cette Brasserie.La nouvelle est plutôt bien accueillie dans l’ancienne Constermansville où les bars et autres abreuvoirs sont dangereusement bondés des bières importées.
Les activités ayant cessé en février 2025 vont reprendre en décembre 2025 tout en retenant qu’Heineken est une mastodonte multi nationale dont le réseau peut avoir une forte influence dans le cercle décisionnel aussi bien sécuritaire que politique dans la région des Grands lacs.
Bravo Zulu
