
La candidature de Norbert Basengezi Katintima a été déposée ce mardi au bureau du Sénat. Le débat est désormais clos au sein de la majorité présidentielle. Après des jours de tractations et de tensions feutrées, l’Union sacrée de la Nation (USN) a tranché — et elle l’assume pleinement.
Par la voix de son Secrétaire permanent, André Mbata, la plateforme présidentielle a officiellement endossé et défendu la candidature de Norbert Basengezi Katintima au poste de deuxième Vice-président du Sénat. Une prise de position claire, assumée, et sans ambiguïté.
Mbata : “Les sénateurs voulaient compétence et expérience, ils l’ont trouvée en Basengezi”
Face à la presse au sortir du dépôt de la candidature, André Mbata n’a laissé place à aucune hésitation. Il inscrit d’abord ce choix dans une logique de discipline interne et de légitimité politique : « Nous avons reçu plusieurs candidatures et cela s’est fait d’une façon démocratique. Je remercie tous les sénateurs qui ont accepté de se soumettre à la ligne de l’Union sacrée de la Nation. »
Rappelant ensuite que les élus de la majorité ont tous signé un acte d’engagement et de loyauté, le Secrétaire permanent insiste sur l’enjeu de cohésion. « Nous espérons donc qu’il y aura un vote plus que massif pour le candidat de l’Union sacrée », dit-il avant de d’exprimer sans équivoque sur les critères de sélection et le profil du candidat.
Mbata appuie son argumentaire, balayant clairement les critiques et les controverses récentes : « Les sénateurs voulaient quelqu’un qui a une formation suffisante. Voilà l’honorable Basengezi. L’expérience, il en a. La compétence qu’ils souhaitaient, ils vont la trouver en lui. »
Une candidature validée au plus haut niveau
Au-delà du processus interne, Mbata rappelle que la désignation de Basengezi n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’un circuit institutionnel respecté jusqu’au sommet : « Cette candidature a suivi toutes les étapes au niveau de l’Union sacrée pour être finalement validée par la haute autorité politique. »
Autrement dit, le choix de Basengezi porte aussi l’empreinte directe du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, présenté comme l’ultime arbitre.
Dans cette logique, Mbata ne doute pas de l’issue du scrutin : « Nous sommes sûrs que notre candidat va l’emporter haut la main. »
Basengezi : reconnaissance, loyauté et appel à l’unité
En réponse, Norbert Basengezi Katintima adopte un ton à la fois humble et résolument politique. Il inscrit sa candidature dans une logique collective, presque institutionnelle : « Ce n’est pas ma candidature, c’est la candidature de l’Union sacrée. »
Remerciant Dieu, puis la haute autorité de la plateforme, il souligne sa fidélité à la ligne de la majorité : « Je n’ai pas voulu venir en violant la charte que j’ai signée moi-même et les actes d’engagement de l’Union sacrée. »
Le candidat insiste également sur la dimension collective et l’adhésion de ses pairs : « Je remercie tous mes collègues sénateurs qui montrent déjà la bonne voie aux autres. Nous sommes tous dans la même vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi. »
Dans une envolée plus symbolique, Basengezi donne à cette élection une portée quasi nationale, voire spirituelle : « J’implore le Seigneur que le vote soit un vote de Pâques, un vote de la libération du monde, un vote de la libération du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et de l’Ituri. »
Une manière d’inscrire son ambition dans un contexte plus large : celui de la paix et de la stabilité dans l’Est du pays, région dont il est lui-même originaire.
Le choix de la raison après la tempête
Après les polémiques, les procès d’intention et les tentatives de fragilisation évoquées ces derniers jours, l’Union sacrée semble avoir fait un choix clair : celui de la cohérence, de la discipline et du contrôle politique.
En optant pour Norbert Basengezi Katintima, la plateforme présidentielle envoie un message limpide : la stabilité institutionnelle prime sur les calculs et les turbulences.
JEK
