Filière cacaoyère : Le nouvel Accord international entrera en vigueur le 1ᵉʳ octobre 2026.

Le Conseil de l’Organisation Internationale du Cacao (ICCO) a officialisé, le mardi 15 septembre à Abidjan (Côte d’Ivoire), la date du 1ᵉʳ octobre 2026 pour l’entrée en vigueur définitive du nouvel Accord international sur le cacao. Cette décision importante marque le point d’aboutissement de plusieurs années de négociations soutenues.
Un nouveau cadre axé sur la durabilité et le revenu des producteurs

Adopté le 13 février 2026 à Genève sous l’égide de la Conférence des Nations unies sur le cacao, ce texte succède à l’accord de 2010. Contrairement aux précédents instruments, il instaure un cadre de coopération ouvert et sans durée fixe.

Ce nouvel instrument met un accent particulier sur :

  • L’amélioration directe des revenus des petits producteurs et la promotion de la transformation locale.
  • Une prise en compte équilibrée des dimensions économique, sociale et environnementale, incluant la lutte prioritaire contre la déforestation.
  • Le renforcement de la transparence de la chaîne de valeur à travers des mécanismes accrus de traçabilité et une meilleure stabilité des marchés mondiaux.

Plusieurs nations clés de la production mondiale se sont déjà mobilisées pour signer, ratifier ou appliquer provisoirement cet accord. Le Togo, le Nicaragua, la Côte d’Ivoire et la République Démocratique du Congo (RDC) figurent parmi les pionniers de ce texte.

Pour la RDC, qui a signé l’accord le 3 juin 2026, ce partenariat représente un levier stratégique pour valoriser sa production nationale, améliorer les conditions de vie des agriculteurs et aligner la filière sur les normes environnementales internationales. Le pays participe activement aux travaux de l’ICCO via une délégation d’experts conduite par Jonathan Kambale Kyakwa, Directeur de Cabinet adjoint du Ministre du Commerce Extérieur.
Du texte à l’action sur le terrain

À compter du 1ᵉʳ octobre prochain, l’enjeu principal pour l’ensemble des signataires sera de traduire ces engagements multilatéraux en mécanismes opérationnels. La réussite de ce texte reposera sur la capacité des États, dont la RDC, à transformer ces orientations en actions concrètes au bénéfice direct des producteurs et du développement durable de la filière.

La Rédaction.

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