
L’Assemblée nationale remet la question de l’exploitation minière dans la province du Sud-Kivu sur le devant de la scène. L’Honorable Lutala Mutiki Trésor, représentant du territoire de Mwenga dans la province du Sud-Kivu a soumis une interpellation écrite au Ministre des Mines ce mardi 10 février 2026. Il critique sévèrement les violations majeures du Code minier et l’inaction du gouvernement face aux conseils des spécialistes.
Il s’agit d’une initiative parlementaire susceptible de provoquer une onde de choc dans l’industrie extractive congolaise. Se basant sur l’article 181 du règlement intérieur de la chambre du parlement, le député national Lutala Mutiki Trésor a formellement soumis son interpellation à la direction de l’Assemblée nationale, sous le numéro de référence HON/TLM/AN/2026.
Au cœur de cette question écrite : les « manquements caractérisés » dans l’application de la législation minière en vigueur. Selon l’élu de Mwenga, les dispositions du Code minier ne seraient pas respectées sur le terrain, particulièrement dans sa circonscription et plus largement dans la province du Sud-Kivu, une région riche en minerais de sang et de conflit mais où les populations locales peinent à voir les retombées du développement.
L’Honorable Lutala Mutiki pointe également du doigt le manque de suivi des travaux de la commission ad hoc initiée en 2024 par le ministère des Mines. Cette commission avait été mise en place spécifiquement pour auditer et assainir la gestion des activités minières au Sud-Kivu.
« Il est regrettable de constater la non-prise en compte des recommandations issues de cette commission », semble déplorer le député à travers cet acte de contrôle parlementaire.
En adressant cette question au Ministre des Mines, Lutala Mutiki Trésor se fait le porte-voix des communautés locales de Mwenga, souvent victimes d’exploitations illégales et de dégradations environnementales. Cette action s’inscrit dans la volonté de la 4ème législature de la 3ème République de renforcer le contrôle de l’exécutif sur les dossiers sensibles de la nation.
Le Ministre des Mines a désormais un cadre légal pour réagir aux préoccupations exprimées par la représentation nationale. Les acteurs de la société civile et les opérateurs miniers du Kivu suivront de près les résultats de cette discussion.
