Grands lacs : Tshisekedi, Ruto et Kagame conviés à Washington pour un Accord d’Intégration Régionale

Grands lacs : Tshisekedi, Ruto et Kagame conviés à Washington pour un Accord d’Intégration Régionale

Un tournant décisif se profile pour la diplomatie en Afrique centrale et de l’Est. On sait maintenant que Félix Tshisekedi, le Président de la République Démocratique du Congo (RDC), ainsi que William Ruto, son homologue kényan, et les dirigeants du Rwanda sont attendus à Washington la semaine prochaine pour apposer leurs signatures sur un accord d’intégration régionale proposé et dirigé par les États-Unis.

D’après les informations que détient la rédaction de Lengonyalengi.net, l’administration américaine a envoyé des invitations officielles aux trois dirigeants d’État, signalant ainsi son engagement direct dans la quête des résolutions aux conflits durables dans la zone des Grands Lacs.

*Ruto et les Tensions au niveau Régionales*

La présence du président kényan, William Ruto, constitue l’élément le plus surprenant de ce sommet. Souvent considéré comme le favori de Washington dans cette région, sa présence est perçue comme un signal fort. Cela est d’autant plus vrai compte tenu des rapports notoirement conflictuels existant entre lui et le Président Tshisekedi depuis plusieurs mois, surtout en ce qui concerne la force régionale et les stratégies de sécurité. Le rendez-vous à Washington, sous la houlette américaine, représentera une occasion de clarification politique essentielle.

*Tshisekedi confirme, mais définit ses limites intransigeantes.*

Lors de son voyage à Belgrade, le Président Félix Tshisekedi a assuré sa présence, tenant un discours déterminé qui énonce ses conditions et ses réserves historiques.

« Je me rendrai à Washington pour entériner l’accord signé avec le Rwanda sous l’égide des États-Unis et qui a déjà été rendu public en toute transparence. Mais ne vous laissez pas berner : on ne fera ni brassage ni mixage, » a déclaré le Chef de l’État congolais.

L’accent mis sur le rejet du « brassage » ou « mixage » fait référence à la doctrine de Kinshasa qui prône de ne jamais inclure les groupes armés dans l’armée nationale, un sujet particulièrement sensible lors des pourparlers de paix.

Le Président Tshisekedi a aussi souligné que le concept d’intégration régionale ne lui était pas inconnu. Il a fait part de son ressentiment face aux événements passés, en déclarant : « Concernant l’accord d’intégration régionale, sachez qu’il n’y a rien de nouveau. L’intégration régionale, c’est tout ce que j’ai désiré dès mon accession au pouvoir, mais ils nous ont poignardé dans le dos en 2022. »

Il semble donc que ce sommet à Washington sera un point crucial pour le futur des relations entre la RDC, le Kenya et le Rwanda, l’administration américaine assumant le rôle d’intermédiaire et de garant des futurs accords. Les observateurs sont dans l’attente de constater si la détermination des États-Unis sera en mesure de balayer les suspicions historiques et les reproches de trahison du passé.

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