L’AIDUS-RDC honore le leadership féminin et dessine les voies vers une véritable autonomisation.

Dans le cadre du mois de mars, consacré aux droits des femmes, l’Association internationale des étudiants de l’Université Senghor en République démocratique du Congo (AIDUS-RDC) a rassemblé à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, des personnalités inspirantes pour discuter du rôle de la femme dans la société moderne. Parmi les récits de parcours, les rappels de droit et les stratégies économiques, la réunion a mis en exergue l’apport essentiel des « Senghoriennes » au développement du pays.

Chaque année, le mois de mars se présente comme une pause indispensable pour examiner les avancées et les enjeux relatifs à la condition des femmes. Dans le respect de cette coutume , l’AIDUS-RDC a organisé un événement intellectuel de haut niveau le samedi 11 avril 2026 en présentiel au Musée national et en ligne via un lien de rencontre . La mission : mettre en valeur le leadership des femmes du réseau et découvrir les moyens d’une autonomisation réelle face aux barrières socio-économiques.

Des chemins d’excellence au service du pays.

Les membres de l’AIDUS-RDC ne se limitent pas à tenir des positions de leadership ; elles contribuent de manière dynamique à la transformation des domaines académiques , institutionnel et entrepreneurial en RDC. Les parcours qu’ils ont suivis , dévoilés lors de cette activité, servent de guide pour la génération actuelle.

Madame Aimé Ngenda Shita Kaozi, actuellement en doctorat à la Great Lakes University de Kisumu (Kenya) et diplômée de la 16 ème promotion, a lancé la discussion sur l’investissement dans le capital humain féminin. Pour elle, le leadership ne se limite pas au domaine politique :  » C’est une faculté d’influence et d’impact dans tous les secteurs « . Elle a encouragé les femmes à développer une conscience de soi profonde et à oser prendre des décisions qui vont parfois à l’encontre des attentes sociales pour s’affirmer par leurs compétences.

Entrepreneuriat et résilience : étude de cas sur Yuula Académie.

Madame Marie Madeleine Ndundu Massamba, coordinatrice de Yuula Académie, est un exemple inspirant d’entrepreneuriat social. Faisant suite à une observation datant de 2017 du déséquilibre d’activités culturelles pour les enfants en République démocratique du Congo, cette académie œuvre actuellement pour le développement des compétences artistiques. Elle a déterminé quatre éléments clés qui ont aidé à franchir les obstacles : l’assurance personnelle, l’appui familial, la cohésion du réseau Senghor et une résilience indéfectible.

Un cadre légal solide face à des enjeux multidimensionnels.

En ce qui concerne les aspects institutionnels et diplomatiques, Madame Lauriane Mobali Matondo, diplômée de l’ENA(École Nationale de l’administration) et chargée de la diaspora à l’ambassade de la RDC à Washington, intervenante à cette conférence-débat en ligne depuis les États Unis d’Amériques, a souligné que la lutte pour l’égalité repose sur un cadre juridique solide. Depuis la Charte des Nations Unies de 1945 jusqu’à la Loi de 2015 concernant les modalités d’application de la parité en RDC, les documents sont bien présents.

Toutefois, en tenant compte du rapport OCDD 2025 relatif aux Objectifs de Développement Durable (ODD), Laurianne Mobali a mis l’accent sur le fait que les enjeux demeurent « multidimensionnels « . Les obstacles sociaux, économiques et institutionnels se superposent pour restreindre l’indépendance des femmes. Elle plaide pour la  » congruence  » comme solution, c’est-à-dire un alignement entre les discours formels et les actions réelles.

Des orientations pratiques pour le futur.

Au-delà du simple constat, Lauriane Mobali a présenté un plan stratégique pour améliorer la situation des femmes en RDC :

  • Renforcement juridique,
  • Changement des normes sociales,
  • Veille stratégique et monitoring,
  • Autonomisation économique et sociale,
  • Partenariats et leadership stratégique
  • mentorat et coaching.

Pour conclure, une recommandation importante a vu le jour lors des discussions provenant de Laurianne Mobali, dont l’établissement d’un système de crowdfunding (financement participatif) spécifiquement destiné aux initiatives féminines. Cette méthode de financement indépendante offrirait une solution pour franchir les obstacles bancaires traditionnels et stimulerait les aspirations entrepreneuriales des femmes en République démocratique du Congo.

Par le biais de cet événement, l’AIDUS-RDC insiste sur le fait que la femme n’est pas uniquement une récipiendaire du développement, mais qu’elle en constitue également le principal vecteur. L’implication des diplômés de l’Université Senghor demeure, plus que jamais, un motif de fierté et d’espoir pour le futur de la République Démocratique du Congo.

La Rédaction.

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