Le P-DDRCS présente un rapport positif avec près de 5 000 combattants désarmés en plein Briefing.

Le lundi 9 mars 2026, le Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, ainsi que le Coordonnateur national du P-DDRCS, le Professeur Jean de Dieu Désiré Ntanga Ntita, ont conjointement animé un « Special Briefing » au studio Maman Angebi de la RTNC. Le but : clarifier les progrès, les statistiques essentielles et les projections de ce programme important pour la stabilisation de l’Est de la République Démocratique du Congo.

Initié en juillet 2021 par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRCS) atteint un point significatif. Durant cette entrevue avec la presse, l’ambiance était simultanément pragmatique et optimiste.

Le professeur Ntanga Ntita a exposé en détails les accomplissements pratiques. Actuellement, près de 5 000 combattants ont déserté les groupes armés pour débuter un processus de réintégration dans la vie civile.

Le rythme s’est particulièrement intensifié récemment : rien que pour l’année 2025, près de 875 éléments ont été démantelés. L’activité est particulièrement intense dans les régions en conflit, comme le montre la distribution géographique :

  • Ituri : 1 546 ex-combattants désarmés.
  • Nord-Kivu : 838 ex-combattants.
  • Tanganyika : 653 ex-combattants.

L’arsenal récupéré est également énorme. Ces actions ont conduit à la sécurisation de plus de 5 000 munitions et au stockage d’environ 1 000 armes dans les dépôts des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).

Contrairement aux programmes antérieurs, la force du P-DDRCS se trouve dans son enracinement au sein de la communauté.« Ce programme vise à transformer les zones post-conflit en pôles de stabilité et de développement durable », a martelé le Coordonnateur national.

Le processus est strict : identification, enregistrement biométrique dans une base de données exclusive, suivi d’une orientation vers des formations professionnelles. À Lubero, situé dans le Nord-Kivu, un grand nombre de personnes démobilisées ont déjà été incluses dans des programmes visant à leur réinsertion socio-économique, contribuant de manière proactive à la reconstruction de leurs communautés respectives.

Cette réussite repose sur l’engagement direct des autorités traditionnelles, des chefs religieux, des femmes et des jeunes qui jouent un rôle essentiel dans la sensibilisation de ceux qui demeurent réticents à renoncer à la violence.

Une question essentielle a été abordée en matière d’autonomie du programme : le financement total des volets « désarmement » et « démobilisation » est assuré par le Gouvernement congolais. Les partenaires internationaux apportent un soutien additionnel, principalement en matière de relèvement communautaire et de réintégration.

Patrick Muyaya, porte-parole du Gouvernement, a souligné que le P-DDRCS occupe une place centrale dans la vision présidentielle pour la cohésion nationale. « Des dispositions sont prises pour prendre en charge les combattants au terme du processus de paix en cours », a-t-il rassuré, soulignant que la stabilisation est un préalable non négociable au développement.

Autrefois centré sur l’Ituri, les Kivu, le Maniema et le Tanganyika, le programme élargit désormais son champ d’action. Des initiatives ont été lancées à Kinshasa, au sein de la commune de Maluku, avec une expansion prévue prochainement dans la province du Maï-Ndombe.

Pour conclure, ce briefing a souligné que bien que le parcours vers une paix durable soit encore long, les bases établies par le P-DDRCS commencent à modifier de manière pérenne la situation sécuritaire et sociale des régions précédemment ravagées par l’activisme des groupes armés.

La rédaction.

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