L’unicité de la candidature d’Aimé Boji aurait-elle édulcoré sa compétence de gestion de l’assemblée Nationale ?
Avec 413 voix sur 423 élus, les députés nationaux ont porté leur choix sur Aimé Boji Sangara pour diriger l’assemblée nationale en succédant à Vital Kamerhe, président national de son parti politique Union pour la Nation Congolaise (UNC).
Fort d’une expérience parlementaire de près de 15 ans,l’homme de Walungu a bénéficié de la confiance de ses collègues, lui qui a fait ses marques durant près de 5 ans à la tête du ministère du Budget en déposant toujours dans le délai la loi budgétaire à la chambre basse du parlement ,un travailleur acharné qui place toujours l’intérêt public parmi ses priorités les plus ardues.
« Son calme ,sa probité puis l’abnégation ont toujours prévalu partout où il a travaillé « ,a affirmé un fonctionnaire de l’administration du ministère du Budget.
L’unicité de sa candidature ne pouvait en aucun signifier que son élection passerait comme une lettre à la poste car la non atteinte du quorum et la non obtention de plus de 50 % des suffrages exprimés auraient compliqué la donne et rendu impossible son élection.
Né le 8 janvier 1968 à Katana, dans le Sud-Kivu, Aimé Boji Sangara Bamanyirue est le fils de l’ancien gouverneur du Kivu, Boji Dieudonné qui a dirigé le kivu en 1966.
Économiste de formation, il a fait ses études primaires et ses humanités au prestigieux Collège Alfajiri de Bukavu où il a obtenu son diplôme d’État en mathématiques et physique en 1987, puis a poursuivi ses études supérieures à l’Université de Lubumbashi (Unilu) avant de se rendre en Angleterre, décrochant une licence en économie, administration des affaires et gestion à l’Université Oxford Brookes en 1994, ainsi qu’une maîtrise en économie du développement à l’Université d’East Anglia en 1997.
Originaire du territoire de Walungu, il s’est engagé en politique en 2006 en tant que député national, poste pour lequel il a été réélu en 2011 et en 2023 sous la bannière de l’Union pour la nation congolaise (UNC).
Il a eu une bonne carrière ministérielle au sein de l’exécutif national comme ministre du Commerce extérieur en 2016, ambassadeur itinérant du Président Félix Tshisekedi en 2019, ministre du Budget de 2021 à 2025, puis ministre de l’Industrie en août 2025.
Il dispose de 12 axes prioritaires pour son mandat et compte impacter considérablement l’action parlementaire au profit de la population et surtout l’amélioration des conditions du député national.
*Bravo Zulu*
