Mines Scandale CDM: Louis Watum promet des sanctions « sans épargner personne » après les drames*.
Après son retour d’une mission de contrôle dans les zones minières du Haut-Katanga et du Lualaba, Louis Watum Kabamba, le ministre des Mines, a présenté un état des lieux préoccupant concernant l’état des sites. Le ministre a souligné un « constat malheureux », confirmant la violation manifeste des normes opérationnelles suite à la débordement du bassin de rétention de l’entreprise Congo Dongfang Mining (CDM) et au tragique incident survenu à la mine de Mulondo.
Lors d’un briefing presse tenu le jeudi 27 novembre 2025, Louis Watum, accompagné de son collègue en matière de Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a déclaré le lancement sans délai d’investigations destinées à établir les responsabilités précises liées à ces événements. L’intransigeance du ministre est claire : toute personne concernée, indépendamment de sa position, sera soumise à des sanctions.
« Dura lex, sed lex »
Le ministre Watum a tenu à transmettre un message de rigueur à tous les échelons de responsabilité, insistant sur le fait que les enquêtes seront menées jusqu’à leur terme et que la loi sera appliquée sans distinction.
« Je ne peux pas anticiper sur les conclusions de l’enquête. Mais tout ce que je peux vous dire, c’est que rien ne sera épargné, aucun officier supérieur de l’armée, galonné ou étoilé, ne sera épargné, aucun cadre supérieur de l’administration, qu’elle soit provinciale ou nationale, ne sera épargné. Personne n’est au-dessus de la loi », a-t-il déclaré avec force.
Toutefois, le Ministre a aussi mis en évidence que les responsabilités sont conjointes, critiquant les manquements de l’administration minière dans sa fonction de contrôle. D’après Louis Watum, pour éviter de tels incidents, une réforme interne est nécessaire. Il a souligné l’importance d’améliorer les compétences de l’administration pour assurer une supervision plus efficiente et préventive.
« Je dois avouer également que les responsabilités sont partagées, parce que pour arriver là, notre administration devait jouer également son rôle. Il y a un besoin de renforcer la capacité de notre administration pour que le contrôle se fasse de manière plus efficace et qu’on puisse prévenir ce genre d’incidents », a-t-il conclu.
Les communautés locales, qui sont les premières touchées par les dommages environnementaux et humains, attendent maintenant les résultats des investigations et l’application des mesures proclamées par le gouvernement.
*Rédaction*
