
Dans une déclaration virulente publiée ce jeudi 26 mars 2026, le Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale a fait part de son indignation à la suite d’incidents de violence physique et psychologique infligées à une patiente dans l’Hôpital Général de Référence (HGR) de Kinkole.
Le scandale a fait surface suite à la réception d’un rapport de l’Inspection Générale de la Santé. Les accusations portées à l’encontre d’un professionnel de la santé sont d’une très grande sévérité : une patiente, en situation de vulnérabilité lors de son traitement, a subi des abus. Pour couronner le tout, la vie privée de la victime a été violée par la publication d’images de ces actes sur les plateformes sociales, entraînant un scandale généralisé.
Ces actions ont été qualifiées par le Ministère de « violation grave de la dignité humaine et des règles déontologiques ».
Devant cette indignation nationale, les responsables de la santé n’ont pas attendu pour répondre. Une série de représailles a été proclamée avec effet immédiat :
- Transmission du dossier aux autorités judiciaires compétentes et saisine du Conseil de l’Ordre des Médecins pour enquête pénale et sanction disciplinaire de tous les professionnels impliqués.
- Inspection extraordinaire de l’HGR de Kinkole et audit national des pratiques de prise en charge dans l’ensemble des structures sanitaires publiques, privées et conventionnées.
- Suspension préventive des personnels identifiés dans les faits incriminés, dans l’attente des décisions judiciaires et ordinales
Le Ministère a saisi cette opportunité de crise pour souligner un principe essentiel : chaque patient mérite des soins respectueux, sans aucune discrimination. un dispositif national unifié de gestion des plaintes et signalements, couvrant l’ensemble des prestataires et acteurs du secteur de la santé, afin d’améliorer le suivi, la transparence et la sécurité dans toutes les structures sanitaires.

« Chaque citoyen est invité à signaler tout manquement », insiste le communiqué, en rappelant chaque professionnel de santé leur devoir de respecter strictement les règles éthiques et déontologiques.
En somme, le Ministère souligne que tout patient a droit à des soins dignes, sans distinction. Il réaffirme que tout manquement grave fera l’objet de sanctions immédiates, exemplaires et rendues publiques, quel que soit le statut du contrevenant.
L’affaire de Kinkole témoigne d’une volonté de mettre fin à l’impunité dans le secteur médical en RDC, tandis que le gouvernement promet de rendre publiques les sanctions à venir pour qu’elles servent d’exemple.
La rédaction de lengonyalengi.net a appris qu’informée du drame, la première dame Denise Nyakeru a pris en charge la dame et son enfant à l’Hôpital Diamant pour une bonne prise en charge.
La Rédaction.
