
Dans un souci de transparence et d’assainissement des finances publiques, le Chef de l’État de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a donné des directives officielles au gouvernement pour entreprendre une vérification complète de la situation liquidative des salaires des fonctionnaires de l’État. Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, a fait cette annonce ce vendredi lors du 79e Conseil des ministres.
Cette décision présidentielle, qui sera mise en œuvre sous la supervision directe de la Première ministre Judith Suminwa, ne se résume pas à une simple inspection comptable. D’après le rapport officiel, l’initiative vise deux objectifs principaux :
- garantir que chaque rémunération versée corresponde à un droit légitime et à un service effectivement rendu;
- Sécuriser durablement les paiements réguliers et ponctuels des salaires.
Pour accomplir cette tâche délicate, le Président a souligné la nécessité d’une démarche rigoureuse. « Le Président a instruit la Première ministre d’en assurer la coordination stratégique avec le concours de l’Inspection générale des finances (IGF) et d’autres services de contrôle requis », a précisé Patrick Muyaya à la télévision nationale (RTNC).
Cet audit s’effectue dans un cadre où la gestion de la masse salariale est un indicateur essentiel pour la stabilité macroéconomique de la RDC et ses liens avec les partenaires financiers à l’échelle mondiale. Le gouvernement congolais aspire à obtenir des marges financières pour d’autres secteurs prioritaires du développement national en optimisant les dépenses liées au personnel.
La population et les syndicats de la fonction publique sont désormais en attente des résultats initiaux de cet audit, qui s’annonce comme un vecteur de changement durable dans la gestion des ressources humaines au sein de l’État congolais.


