RDC : Les défis majeurs du neuvième sommet de la CIRGL.
KINSHASA – Le 17 novembre 2025, Patrick Muyaya, Ministre de la Communication et des Médias, a tenu un spécial briefing de presse au studio Maman Angebi de la RTNC. En vedette, le Neuvième Sommet Ordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) avec la République Démocratique du Congo (RDC) en tête de liste. Floribert Anzuluni Isiloketshi, le Ministre de l’Intégration Régionale, a ouvert la voie en mettant l’accent sur les grands défis et les buts audacieux de cette importante réunion régionale.
Dans son discours, le Ministre Isiloketshi a souligné l’importance pour la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) de renforcer ses actions en faveur de la paix, de la sécurité et du progrès économique dans une région fréquemment touchée par des troubles.
La priorité première un reste le besoin pressant lié à la situation sécuritaire. Le Ministre Anzuluni a mis en avant la persistance des groupes armés, particulièrement dans l’est de la RDC, qui affectent non seulement le pays d’accueil, mais aussi l’ensemble de la région. Le Sommet devrait aboutir à la création de mécanismes de coordination renforcés et à l’application de mesures concrètes pour contrer ces forces néfastes.


En effet, dans leur Déclaration finale, les Chefs d’Etat et de Gouvernement réunis en Sommet à Kinshasa ont appelé (je cite) « à exiger le retrait sans délai du territoire congolais des troupes du pays agresseur de la République démocratique du Congo conformément à la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies ainsi qu’à condamner la poursuite des hostilités par le « Mouvement du 23 mars » et les « Allied Democratic Forces » (ADF) » (fin de citation).
Au-delà des préoccupations sécuritaires, le discours a souligné la nécessité de faire de cette région un domaine de prospérité commune. On espère que le Neuvième Sommet encouragera des projets d’intégration économique clés, favorisera la libre circulation de marchandises et de personnes, tout en harmonisant les stratégies commerciales. La République Démocratique du Congo, en qualité de pilier économique régional, aspire à l’émergence des projets robustes visant le développement des infrastructures transfrontalières et l’usage conjoint des ressources.
Près de dix-neuf ans après la signature du Pacte, la CIRGL vaut-elle toujours son pesant d’or ? Cette question taraude certainement plusieurs esprits, déçus de voir persister des conflits armés dans notre Région, et évoluer au ralenti l’intégration économique régionale.
Pour Floribert Anzuluni, « Le problème ne réside pas en la CIRGL mais plutôt en la violation, par un Etat en particulier, des engagements souscrits aux termes du Pacte. Preuve que la signature d’un accord et sa mise en œuvre ne font pas toujours bon ménage. »
Enfin, un point crucial sera le renforcement de l’efficacité de l’organisation elle-même. Monsieur Anzuluni a souligné la nécessité d’adapter les structures de la CIRGL aux réalités géopolitiques actuelles. Les Chefs d’État se pencheront sur les réformes visant à optimiser le fonctionnement du Secrétariat Exécutif, à garantir la contribution financière de tous les États membres et à améliorer l’impact des Centres Spécialisés de la CIRGL.
Ainsi, le Sommet de Kinshasa est considéré comme un tournant crucial pour la CIRGL. La feuille de route a clairement été établie par l’intervention du Ministre Floribert Anzuluni Isiloketshi : transformer les promesses orales en une action collective déterminante pour bâtir un futur stable et prospère dans la région des Grands Lacs.
Il est à souligner que le samedi 15 novembre passé, la République Démocratique du Congo a accueilli le Neuvième Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, aussi appelée CIRGL. La dernière réunion régulière s’est tenue en 2020. Au cours de ce sommet ordinaire, la RDC a accédé à la présidence de cette institution. Elle préside dès lors toutes ses instances intergouvernementales.
A cet effet, Félix-Antoine TSHISEKEDI, Président de la République, est le nouveau Président en exercice pour un mandat de deux ans. Quant au Ministre en charge de l’Intégration Régionale de la République Démocratique du Congo, il préside le Comité Interministériel Régional pour un mandat également de deux ans.
Bruno Tubajiki T.
