RDC : L’ONG JUSTICIA Asbl condamne l’enlèvement de Stéphane Shisso et s’indigne de « méthodes barbares »

RDC : L’ONG JUSTICIA Asbl condamne l’enlèvement de Stéphane Shisso et s’indigne de « méthodes barbares »

L’organisation JUSTICIA Asbl, qui défend les droits de l’homme, a publié un communiqué ce mardi 30 décembre 2025 dénonçant une nouvelle série d’enlèvements en République démocratique du Congo. Le cas le plus récent signalé est celui de Stéphane Shisso Katanga, qui fait partie de l’équipe de communication de Moïse Katumbi.

La situation politique devient de plus en plus tendue en République Démocratique du Congo. Selon le communiqué numéro 024/JUST/2025 de l’ONG JUSTICIA Asbl, ils tirent la sonnette d’alarme concernant ce qu’ils désignent comme une « violation de trop » : l’enlèvement de Stéphane Shisso Katanga.

Un enlèvement en plein cœur de Lubumbashi

D’après les déclarations de sa famille recueillies par l’organisation, Stéphane Shisso a été appréhendé le lundi 29 décembre 2025 aux alentours de 17 heures. En revenant de son travail où il avait réalisé un reportage sur la condition des routes dans la province du Lualaba, il a été arrêté près du « Cercle Belge » (La Wallonie) sur l’avenue de la Révolution à Lubumbashi.

Les individus qui ont commis l’acte, vêtus de tenues civils, ont été identifiés comme membres du Conseil National de la Cyberdéfense (CNC), une organisation rattachée au la Présidence de la République. L’organisation non gouvernementale critique une entité devenue notoirement célèbre pour ses tactiques d’intimidation et de rétention dans le secret.

Une répression qui touche également l’opposition.

L’Asbl JUSTICIA révèle que l’affaire de Stéphane Shisso n’est pas un cas isolé. L’entité souligne les kidnappings récents de personnalités de l’opposition, comme Emmanuel Ramazani Shadari et Kamizelo (aussi connu sous le nom de « Maitrisable »), qui sont tous deux affiliés au PPRD. On aurait également infligé à ces derniers des tortures et des traitements inhumains et dégradants. Le président de l’organisation, Maître Timothée Mbuya, exprime ouvertement son indignation :

« Ces méthodes barbares et peu démocratiques illustrent bien l’enracinement des pratiques dictatoriales que toutes personnes éprises de justice et de paix devraient dénoncer et condamner. »

Les recommandations au Président de la République

Devant cette circonstance, l’Asbl s’adresse directement au Président de la République et suggère :

– La libération immédiate de Stéphane Shisso, Emmanuel Ramazani Shadari, Kamizelo, ainsi que de toutes les personnes détenues arbitrairement dans des « geôles clandestines » liées à la présidence.

– Des sanctions sévères contre les agents qui se rendent coupables de ces violations en agissant au nom des services de l’État.

– La cessation immédiate de ces pratiques d’enlèvement et d’intimidation des acteurs politiques et de la société civile.

Le communiqué conclut en appelant à honorer les droits des citoyens garantis par la Constitution de la RDC, alors que beaucoup d’observateurs expriment leur préoccupation face à l’augmentation des transferts de détenus politiques vers Kinshasa, sans possibilité de rencontrer leurs avocats ou leurs proches.

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