Situation sécuritaire en Ituri:le tableau plus que jamais apocalyptique,alerte cette enquête portée par le député honoraire Gratien de Saint-Nicolas Iracan.

Situation sécuritaire en Ituri:le tableau plus que jamais apocalyptique,alerte cette enquête portée par le député honoraire Gratien de Saint-Nicolas Iracan.

La province de l’Ituri ,dans la partie Est de la République démocratique du Congo vit une situation dramatique qui affecte des millions des populations au sujet de la situation socio-sécuritaire.Epris de la volonté de voir sa province sortir de ce gouffre, le député national honoraire Gratien de Saint-Nicolas Iracan a adopté une approche scientifique en portant cette enquête aux fins de faire la lumière sur ce tableau qui apparaît beaucoup plus apocalyptique. Voici son avant propos:

Ce rapport d’enquête a été élaboré dans un seul but : faire entendre la voix des victimes des massacres dans le territoire de Djugu.
Depuis plusieurs années, des correspondances officielles ont été adressées aux Institutions de la République afin de dénoncer ces crimes et demander des actions concrètes. Pourtant, ces démarches sont restées sans suite. Même l’Assemblée nationale, pourtant censée être la voix du peuple et sa représentation légitime, a choisi de se désengager de ses responsabilités constitutionnelles, gardant un silence lourd face à la souffrance des populations.

Ce document n’a subi aucune influence politique. Les témoins des récits rapportés existent réellement et peuvent être contactés ; leurs identités ont été volontairement protégées pour garantir leur sécurité. L’auteur de ce rapport n’est pas issu de la communauté Hema : il s’engage par devoir moral à défendre tout peuple congolais injustement persécuté. Depuis 2017, la communauté Hema subit un cycle ininterrompu de persécutions.

Le Député national Iracan Gratien de Saint-Nicolas œuvre pour toutes les communautés congolaises sans distinction, y compris le peuple Lendu, qui ne doit pas être confondu avec la milice CODECO. Depuis sept ans, nous rappelons que les groupes armés ne sont pas les peuples :

CODECO n’est pas le peuple Lendu ;
Zaïre, CRP ou « autodéfense » ne sont pas la communauté Hema ;
Chini ya Kilima ou FPIC ne sont pas le peuple Bira ;
Chini ya Tuna n’est pas le peuple Lese ;
Jamkula Bantu n’est pas le peuple Nyali.

Tous ces groupes armés abritent des criminels qui se réclament abusivement des communautés pour légitimer leurs violences. Ils ont tous commis des exactions et doivent répondre de leurs actes devant la justice. L’État doit assumer pleinement ses responsabilités en démobilisant ces milices, plutôt que d’utiliser un groupe contre un autre, si les accusations ici rapportées sont confirmées.

Notre souhait est simple : la paix entre toutes les communautés de l’Ituri; Lendu, Hema, Bira, Ngiti, Alur, Nyali, Lese, etc. Nous appelons tous les groupes armés à déposer les armes et à rejoindre le processus de paix ARU 1 et ARU 2.

Nous condamnons fermement l’activisme armé de la rébellion CRP de Thomas Lubanga et l’invitons à revenir à la raison, en privilégiant la bataille politique pacifique. L’Ituri a assez versé le sang.
Enfin, nous lançons un message d’encouragement à nos militaires et policiers : battez-vous pour la patrie avec sincérité et respect envers la population. Les FARDC et la PNC sont nos forces nationales, notre fierté et notre unique rempart contre les ennemis de la République. Ne laissez pas les antivaleurs ternir votre mission. Rappelez-vous : votre colonne vertébrale est la population.
Ensemble, nous aurons toujours la victoire.

Ir. D. Iracan Unen Gratien de Saint-Nicolas
Député national

Espérant que cette fois-ci cette alerte de cet élu sera entendu, entre temps la violence demeure pétillante de bonne santé en Ituri.

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