
Dans un contexte où les discussions enflammées sur l’apparence physique dans les écoles et les milieux de travail sont fréquentes, le Président Félix Tshisekedi a pris une décision. Le mercredi 15 avril 2026, lors de la réunion du Conseil des ministres extraordinaire , le Président a souligné que le port de cheveux tressés, souvent désignés sous le terme « locks », est une liberté fondamentale assurée par la Constitution du Congo.
C’est un rappel à l’ordre que certains jeunes de Kinshasa attendaient. En réponse à des signalements de pratiques discriminatoires ou d’inquiétudes manifestées dans l’espace public sur l’usage des « Dreadlocks », le Président Félix Tshisekedi a voulu établir les lignes directrices de la politique gouvernementale concernant cette problématique sociale.
Le rapport du Conseil des ministres, dévoilé ce mercredi sur la chaîne nationale (RTNC) par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a souligné l’importance du respect de la dignité humaine.
« Notre Constitution garantit à nos concitoyens un ensemble de droits et libertés fondamentaux. Ces droits, qui constituent un des piliers de notre État de droit, assurent la protection de la dignité humaine et de la liberté individuelle », a déclaré le porte-parole du Gouvernement, relayant la position présidentielle.

Pour le Chef de l’État, le port de cheveux tressés s’inscrit dans le cadre de l’épanouissement de chaque Congolaise et Congolais. Il a insisté sur le fait que l’action de l’État doit toujours se conformer aux valeurs de la Nation, lesquelles ne sauraient être en contradiction avec le respect des choix personnels liés à l’apparence, tant qu’ils ne portent pas atteinte à l’ordre public.
Au-delà d’une simple affirmation, le Président de la République a demandé à plusieurs membres du Gouvernement de prendre en main le dossier afin d’éviter toute dérive ou mauvaise interprétation sur le terrain, particulièrement au sein des établissements scolaires.
Les membres de l’exécutif concernés sont :
- Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur ;
- La ministre d’État chargée de l’Éducation nationale et de la Citoyenneté ;
- La ministre de la Jeunesse.
On a confié à ces derniers la tâche de mettre en place des « mesures adéquates de supervision et de sensibilisation des jeunes ». L’intention est de deux volets : sauvegarder les droits des citoyens tout en promouvant une éducation constructive autour des principes civiques et de la réciprocité respectueuse.
Cette intervention au plus haut niveau de l’État est considérée comme un message fort adressé aux jeunes, fréquemment en première ligne des discussions sur l’identité culturelle et les normes sociales. Félix Tshisekedi, en soulignant que l’épanouissement personnel est garanti par la loi fondamentale, remet le débat sur le plan juridique, mettant fin aux actions arbitraires susceptibles de nuire à l’intégration sociale ou scolaire des individus arborant des « locks ».
La Rédaction.
