RDC-Belgique : A Dieu le Ngunda (Exil-refuge) ,déclare à Kinshasa la ministre belge Anneleen Van Bossuyt ,ministre belge de l’Asile et de la migration.

Lors de sa visite officielle en République Démocratique du Congo, la ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a fait preuve d’une détermination sans faille. L’objectif est de décourager les candidats à l’exode en raison du taux élevé de refus des demandes d’asile, tout en signalant une série d’expulsions imminentes.

Dans une émission sur la Radio « Top Congo » ,le message est explicite, sans détour et dépourvu de subtilités diplomatiques habituelles. Anneleen Van Bossuyt, en mission à Kinshasa qualifiée de « dissuasion », souhaite mettre un terme à ce qu’elle perçoit comme une dérive du système de protection internationale.

la ministre a d’emblée posé les chiffres sur la table pour justifier sa présence. « Je suis venue ici dire que cela ne vaut pas la peine de venir en Belgique pour demander de l’asile parce que le taux de reconnaissance est très bas », a-t-elle martelé. Selon les données du gouvernement belge, la RDC s’est hissée au troisième rang des pays demandeurs d’asile en Belgique.

Une situation que Bruxelles trouve difficile à justifier par des standards humanitaires traditionnels. La ministre souligne fermement que la majorité des candidats vient de Kinshasa, la capitale, et non des régions dévastées par les conflits situées à l’est du pays. Selon le diagnostic établi par le gouvernement belge, l’asile est fréquemment détourné en tant que moyen d’accès pour des raisons économiques.

La position ferme de la ministre est fondée sur une réalité statistique dure pour les candidats : « Le taux de reconnaissance est tombé à 10,7 % au début de l’année 2026 ». Autrement dit, presque 90% des requêtes sont refusées.

« C’est une voie sans issue », prévient-elle, exhortant les Congolais à ne pas « dépenser énormément d’argent dans des organisations qui facilitent ces pratiques », faisant ainsi allusion aux réseaux de passeurs et aux intermédiaires qui monnaient l’espoir d’une vie meilleure en Europe.

Au cours de sa visite, Anneleen Van Bossuyt a eu des discussions avec les dirigeants congolais, en particulier avec Jacquemain Shabani, vice-premier ministre de l’Intérieur, ainsi qu’avec les responsables de la Direction Générale de Migration (DGM).

Les débats se concentrent principalement sur la bataille contre les abus des visas de courte durée — fréquemment exploités pour déposer une demande d’asile une fois en Belgique — et l’accélération des processus de renvoi pour ceux dont la demande a été irrévocablement refusée.

La ministre a également lancé un avertissement important : « Il va y avoir, dans le cadre de l’Union européenne, une vague d’expulsions dans les prochaines semaines ». Cette annonce marque une volonté de passer de la parole aux actes dans la gestion des flux migratoires irréguliers.

Cependant, la porte-parole du gouvernement belge a voulu modérer ses déclarations afin de préserver les relations économiques et culturelles entre les deux pays. La Belgique ne ferme pas ses frontières, elle les gère.

« Ceux qui veulent visiter la Belgique en tant que touriste ou pour des voyages d’affaires sont les bienvenus », a-t-elle assuré. Le message final reste néanmoins un rappel à la loi : le visa de visiteur ne doit en aucun cas servir de tremplin à une demande d’asile infondée.

Cette visite « décisive » représente un changement significatif dans la politique migratoire de la Belgique envers son ancienne colonie, désormais axée sur une communication percutante pour réduire le nombre des départs illégaux.

Rédaction

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