
Un incendie d’une rare violence a ravagé l’église Shekinah Tabernacle ce dimanche 17 mai. Situé sur le boulevard Lumumba, dans la commune de Matete, l’édifice religieux a subi d’importants dégâts matériels, provoquant une vive émotion au sein de la communauté chrétienne locale.
Le dimanche est habituellement un jour de communion et de paix, mais ce 17 mai s’est transformé en cauchemar pour les fidèles de l’église Shekinah Tabernacle de Matete. En pleine journée, un feu s’est déclaré au sein de la paroisse située sur l’artère principale de Kinshasa, le boulevard Lumumba. Les flammes se sont rapidement propagées, menaçant de réduire l’édifice en cendres.
Alertées, les équipes de secours ont rapidement convergé vers les lieux pour tenter de circonscrire le sinistre. Mais face à l’urgence de la situation, les fidèles et les riverains n’ont pas attendu les bras croisés.

Dans un élan de solidarité remarquable, une chaîne humaine s’est spontanément mise en place. Se passant des seaux d’eau de main en main, hommes, femmes et jeunes ont bravé la chaleur étouffante pour prêter main-forte aux pompiers et éteindre les derniers foyers résiduels.
Pendant qu’une partie des personnes présentes luttait contre le feu, d’autres se sont engouffrées à l’intérieur du bâtiment pour sauver ce qui pouvait encore l’être. En quelques minutes, des dizaines de bancs, de pupitres et d’équipements de sonorisation ont été évacués à la hâte et entreposés dans la cour de l’église, mis à l’abri des flammes et des projections d’eau.

Bien que le feu soit désormais maîtrisé grâce à l’intervention conjointe des secours et de la population, le bilan matériel est lourd. Les visages des fidèles laissaient lire la tristesse devant les murs noircis et la toiture endommagée de leur temple.

À l’heure actuelle, les causes exactes de ce drame demeurent inconnues. Une enquête devrait être ouverte par les autorités compétentes pour déterminer s’il s’agit d’un court-circuit électrique, d’une négligence ou d’un acte malveillant. Pour la communauté de Shekinah Tabernacle, l’heure est désormais à la consternation, mais aussi à l’organisation de la reconstruction.
La Rédaction.
