
Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à une importante réorganisation du système judiciaire congolais. À travers une série d’ordonnances présidentielles d’organisation judiciaire rendues publiques ce mercredi 29 juillet 2026 sur les antennes de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), plusieurs hauts magistrats ont été nommés, démis de leurs fonctions ou admis à la retraite.
Ce coup de balai au sommet du pouvoir judiciaire traduit la volonté du chef de l’État d’insufler une nouvelle dynamique à l’appareil judiciaire et de renforcer la discipline au sein des instances juridictionnelles du pays.
Parmi les décisions les plus marquantes figurant dans ces ordonnances, on note le limogeage de Kilomba Ngozi Noël, démis de ses fonctions de président à la Cour de cassation. Il lui est reproché de n’avoir jamais rejoint son poste d’affectation depuis sa promotion accordée en 2020.
Par ailleurs, un changement majeur intervient au niveau du parquet : Firmin Mvonde a été officiellement démis de ses fonctions de procureur général près la Cour de cassation.
Nouvelles nominations au sommet de la hiérarchie
Pour combler ces vacance de postes et redynamiser la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire civil et pénal, le chef de l’État a promu plusieurs magistrats d’expérience :
- Otshudi Thomas est nommé président à la Cour de cassation.
- Mananga Boniface accède également au grade de président à la Cour de cassation.
- Kalumba Ilunga Christian intègre la même instance au poste de président.
- Sylvain Kaluila Muana est quant à lui nommé premier avocat général près la Cour de cassation.
Le secteur de la justice militaire n’a pas été en reste lors de cette vague de réaménagements. Le lieutenant-général Jean Bivegete Pinga Solo est admis à la retraite, recevant à cette occasion le grade honorifique de président de la Haute Cour militaire pour ses services rendus à la Nation.
Ces ordonnances d’organisation judiciaire couvrant les nominations, affectations, mises à la retraite, démissions et révocations s’inscrivent dans le cadre du pouvoir constitutionnel accordé au Président de la République en tant que garant du bon fonctionnement des institutions et magistrat suprême.
La Rédaction.
