RDC : Joseph Kabila pense ester en justice contre les sanctions américaines et plaide pour le respect de la constitution.

Dans un communiqué publié le 30 avril 2026, l’entourage de l’ancien Président de la République, Joseph Kabila Kabange, a donné son avis officiel sur la décision du trésor américain à son égard. L’ancien président qualifie ces actions d’injustes, niant les allégations à son encontre et dénonçant une manœuvre politique orchestrée par le gouvernement actuel de Kinshasa.

C’est avec un mélange d’étonnement et d’indignation que Joseph Kabila a accueilli la nouvelle des sanctions américaines. Selon le communiqué de son cabinet, ces mesures reposeraient sur des « accusations non étayées de preuves irréfutables ». L’ancien président y voit une reprise pure et simple du « narratif du pouvoir de Kinshasa », qu’il accuse d’avoir échoué à fournir la moindre preuve devant la justice militaire congolaise.

Pour le camp Kabila, cette décision des États-Unis est perçue comme un signal dangereux : celui d’un soutien implicite à ce qu’il qualifie de « dictature » et de « tyrannie » en République Démocratique du Congo.

Face à ces pressions internationales, Joseph Kabila rappelle son parcours à la tête du pays de 2001 à 2019. Le communiqué insiste sur son rôle dans :

  • La réunification du territoire national après une guerre régionale dévastatrice.
  • La reconstruction de l’appareil de l’État.
  • La première passation pacifique du pouvoir dans l’histoire de la RDC.

« La paix ne se construira pas en criminalisant ceux qui appellent à la bonne gouvernance », souligne le document, précisant que les problèmes de la RDC ne sont pas uniquement sécuritaires mais relèvent d’une crise profonde de gouvernance politique et économique.

Plutôt que de se soumettre, le Président émérite a déclaré qu’il ordonnerait à ses conseillers d’explorer toutes les options légales pour s’opposer à cette décision et « protéger son honneur ».

L’aspect le plus notable de cette déclaration reste l’adresse directe au peuple congolais. Joseph Kabila cite l’article 64 de la Constitution, soulignant que « s’opposer à tout pouvoir qui transgresse la Constitution » est une obligation incontournable pour chaque citoyen. Il affirme son engagement à travailler sans cesse pour mettre un terme à ce qu’il qualifie de « prédation et confiscation de l’État » par un groupe, dans le but de restaurer la démocratie et l’état de droit.

Cette déclaration constitue un nouveau tournant dans les tensions politiques entre l’ex-président et le pouvoir en place, faisant du respect de la constitution la pierre angulaire de ses futures luttes politiques.

La Rédaction.

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