
Un montant de 250 000 dollars américains à titre de dommages et intérêts. C’est la somme réclamée ce jeudi à l’encontre de la chanteuse congolaise Deborah Tshimpaka Mulanga, plus connue sous son nom de scène Rebo Tchulo, par les avocats de la partie civile Kasaï Sadisa. L’artiste est poursuivie devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema, dans le nord de la capitale de la République démocratique du Congo.
La chanteuse répond du chef d’incitation présumée des militaires à poser des actes contraires à la loi et à la discipline des Forces armées de la RDC (FARDC).
Des réquisitions fermes de la partie civile
Lors de l’audience, la défense de la victime a insisté sur la responsabilité personnelle de la star congolaise dans cette affaire.
« Monsieur le président, sans pour autant aller plus loin, puisque toutes les conditions sont réunies, par ces motifs, nous demandons au tribunal de dire, de juger et d’établir, en fait comme en droit, ainsi que de condamner d’abord la prévenue Rebo, à titre personnel, pour la faute qu’elle a commise en incitant les militaires, au paiement, à titre de dommages et intérêts, d’une somme de 250 000 USD, payable en monnaie ayant cours légal », ont déclaré les avocats de la partie civile devant la cour.
L’affaire ne concerne pas seulement la star de la musique urbaine congolaise. Treize militaires sont également poursuivis dans ce même dossier, dont quatre sont actuellement en fuite.
Les griefs retenus contre ces éléments des FARDC sont lourds : ils doivent répondre de faits présumés de torture, d’extorsion, de concussion ainsi que de violation des consignes militaires, commis à l’encontre du nommé Kasaï Sadisa.
Le procès se poursuit devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema, qui devra trancher sur les responsabilités respectives de la chanteuse et des militaires mis en cause.
La Rédaction.
