
Le mercredi 5 août 2026, au Studio Maman Angebi de la RTNC1, la gestion des finances publiques de la République Démocratique du Congo a franchi un cap décisif. Lors d’un Briefing Presse coanimé avec le Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, l’Inspecteur Général, Chef de Service de l’Inspection Générale des Finances (IGF), Christophe Bitasimwa Bahii, a dévoilé le Plan stratégique triennal 2026-2028 de l’institution, annonçant le passage historique de la « patrouille financière » au « contrôle systémique ».
Un diagnostic institutionnel pour une nouvelle ère de gouvernance
Créée en 1968, l’Inspection Générale des Finances s’est imposée comme le véritable « œil de l’État » dans la surveillance des deniers publics. Si l’institution a connu un regain de visibilité et de dynamisme sous l’impulsion politique du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’heure est désormais à la modernisation approfondie de ses méthodes.
Dès sa prise de fonctions, le nouvel Inspecteur Général, Chef de Service, Christophe Bitasimwa Bahii, a diligenté un diagnostic institutionnel approfondi. Les conclusions de cette étude ont mis en lumière plusieurs axes majeurs d’amélioration, indispensables pour répondre aux exigences contemporaines de la bonne gouvernance publique.
« Dans le processus managérial, l’étape du contrôle est cruciale, car elle permet à l’État de vérifier si les actions planifiées et exécutées l’ont été conformément aux objectifs fixés », a rappelé M. Bitasimwa Bahii devant la presse.
La grande mutation portée par le Plan stratégique 2026-2028 réside dans l’abandon progressif des interventions traditionnelles au profit d’une présence continue et numérisée.
Jusqu’alors, l’IGF fonctionnait par missions d’inspection ponctuelles, débouchant sur des rapports a posteriori. Avec la mise en place du contrôle systémique, l’ambition est d’instaurer une surveillance permanente et proactive grâce aux nouvelles technologies.
Les trois apports majeurs de la digitalisation de l’IGF :
- Réduction de la nécessité de déplacements systématiques sur le terrain.
- Accès immédiat aux flux d’informations et abandon des méthodes manuelles lentes et restrictives.
- Analyse préalable des données permettant d’identifier en amont les anomalies et de mieux orienter la frappe des équipes d’inspecteurs.
Grâce à cette modernisation, l’IGF entend mener des missions plus rigoureuses et adaptées aux enjeux financiers actuels. Ce renforcement méthodologique permettra d’accroître l’efficacité opérationnelle des inspecteurs tout en se rapprochant davantage des attentes des citoyens congolais en matière de transparence et de redevabilité.
En coanimant cet exercice de redevabilité avec le Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, l’IGF réaffirme sa détermination à faire de la rigueur financière le socle du développement économique de la République Démocratique du Congo.
La Rédaction.
