
Menés et malmenés par une vaillante équipe d’Ouzbékistan, les hommes de Sébastien Desabre ont renversé la vapeur en toute fin de match (3-1). Grâce à ce succès libérateur, la République démocratique du Congo décroche son billet pour les 16es de finale de la Coupe du monde pour la toute première fois de son histoire. Un rendez-vous prestigieux les attend le 1er juillet face aux Three Lions.
Sébastien Desabre a sans doute vu défiler le spectre de la malédiction pendant près d’une heure. Entre décisions arbitrales contraires et manque de réussite, le sélectionneur des Léopards a cru que le destin avait choisi son camp. Mais c’était sans compter sur la résilience et le caractère d’une équipe de la République démocratique du Congo bien décidée à forcer sa chance. Au bout du suspense, la RDC a fini par faire plier l’Ouzbékistan (3-1) au terme d’un scénario complètement fou.
Cette première victoire historique dans un Mondial propulse les Congolais à une précieuse deuxième place au classement des meilleurs troisièmes (Groupe K) avec 4 points. Le rêve ultime devient réalité : pour la première fois de leur histoire, Cédric Bakambu et ses coéquipiers disputeront un match à élimination directe dans la plus prestigieuse des compétitions. Et l’affiche s’annonce grandiose, puisque les Léopards défieront l’Angleterre le 1er juillet prochain à 18 heures.
Pourtant, cette « finale » avant l’heure pour la qualification avait des allures de cauchemar éveillé en début de partie. Dès la première minute de jeu, le gardien Lionel Mpasi et sa défense ont eu chaud : un but de l’attaquant vedette Eldor Shomurodov a d’abord été annulé par la VAR pour une position de hors-jeu milimétrique. Ce n’était qu’un avertissement. Neuf minutes plus tard, le même Shomurodov profitait d’un relâchement pour lober génialement le portier congolais et ouvrir le score (0-1, 10e).
Sonnés mais pas abattus, les Léopards ont immédiatement réagi. Mais la frustration n’a fait que grandir. À la 17e minute, Nathanaël Mbuku pensait égaliser, mais son but a été refusé par l’arbitre pour une légère faute commise au départ de l’action. À la 35e, une faute flagrante dans la surface ouzbèke aurait dû offrir un penalty à la RDC, en vain. Au retour des vestiaires, le festival d’occasions manquées s’est poursuivi (58e, 61e), donnant l’impression que le ballon refusait catégoriquement d’entrer.
Le salut est finalement venu d’un coup du sort et d’une erreur adverse. Sur un ballon aérien a priori anodin dans la surface de réparation, le défenseur Abdukodir Khusanov s’est fendu d’une charge coupable sur Yoane Wissa. Sans trembler, l’attaquant de Newcastle (ancien joueur d’Ajaccio et de Lorient) a pris ses responsabilités en transformant le penalty de l’égalisation (1-1, 68e).
Ce but a totalement libéré les fauves congolais face à des Ouzbèques subitement fatigués. Entré en jeu pour dynamiter l’attaque, Fiston Mayele a doublé la mise à la 78e minute d’une superbe déviation subtile à la limite du hors-jeu, terrassant les hommes de Fabio Cannavaro (2-1).
Dans le temps additionnel, Yoane Wissa, intenable, est venu parachever le triomphe des siens en s’offrant un doublé d’une frappe chirurgicale à ras de terre (3-1, 90e+1).
Si l’Ouzbékistan quitte la compétition avec trois défaites de rang, l’équipe d’Asie centrale n’a pas démérité et a joué crânement sa chance jusqu’au bout. Mais ce soir, l’histoire s’écrit en République démocratique du Congo.
Désormais libérée d’un poids immense avec ce premier succès mondial, la RDC peut préparer sereinement son choc face aux géants anglais. Le rendez-vous est pris pour le 1er juillet : les Léopards n’ont plus peur de rien.
La Rédaction.
