RDC-BAD : Un partenariat stratégique pour accélérer la mutation structurelle de l’économie congolaise.

Kinshasa franchit une nouvelle étape dans sa coopération avec la Banque africaine de développement (BAD). Jeudi 25 juin, une séance de travail décisive s’est tenue dans la capitale entre le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, et le responsable pays de la BAD, Mohamed Chérif, visant à concrétiser les engagements d’Abidjan pour moderniser l’économie nationale.

La dynamique de transformation économique de la République démocratique du Congo (RDC) s’accélère. Dans le cadre du suivi de la rencontre stratégique du 4 juin dernier à Abidjan avec le vice-président de la BAD, Salomon Quaynor, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a présidé une importante séance de travail avec le responsable pays de l’institution financière, Mohamed Chérif, accompagné de son équipe d’experts.

L’objectif de cette rencontre technique est clair : jeter les bases méthodologiques et d’évaluation indispensables avant de soumettre les futurs projets de la RDC au Conseil d’administration de la BAD. Les deux parties ont en effet rappelé qu’aucun financement ne peut être débloqué sans une expertise technique préalable rigoureuse.

Les discussions ont principalement gravité autour de huit segments prioritaires jugés vitaux pour l’avenir économique du pays. Parmi eux, deux moteurs majeurs se distinguent :

  • Le développement d’infrastructures à vocation industrialisante : essentielles pour désenclaver les zones de production et connecter les marchés.
  • La transformation agricole : un levier indispensable pour garantir la sécurité alimentaire et créer de la valeur ajoutée locale.

Ces secteurs stratégiques ont fait l’objet d’analyses approfondies afin d’isoler les projets capables de générer une croissance durable, de créer massivement des emplois et de booster la compétitivité globale de la RDC.

Pour garantir le succès de cette feuille de route, une équipe technique conjointe RDC-BAD a officiellement été mise en place à l’issue de la réunion. Cette task-force aura la particularité de s’élargir progressivement à d’autres ministères sectoriels.

Cette approche transversale inédite vise à briser les silos administratifs, à renforcer la cohérence des politiques publiques et à maximiser la qualité des dossiers qui seront présentés aux partenaires financiers internationaux.

Pour le ministre Julien Paluku Kahongya, cette rigueur préparatoire traduit la vision du gouvernement congolais : bâtir une économie forte, affranchie de la simple exportation de matières premières brutes. L’accent est désormais mis sur la production, la transformation locale et l’intégration régionale, le tout aligné sur les standards internationaux les plus exigeants.

En consolidant ce dialogue direct avec la BAD, la RDC affine son plan de marche pour la prochaine décennie. Le pays se donne ainsi les moyens de ses ambitions pour moderniser ses capacités productives et devenir un carrefour économique incontournable en Afrique.

La Rédaction.

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