
Ce vendredi matin, un phénomène migratoire sans précédent a eu lieu dans la capitale du Congo. Suite à un accord bilatéral tout juste signé entre la République Démocratique du Congo et les États-Unis, un premier contingent de 15 migrants renvoyés des États-Unis a touché terre à l’aéroport international de Ndjili(l’image est illustratiove et n’a rien à voir avec ce groupe). Ce groupe, constitué uniquement de citoyens latino-américains, représente le point de départ de l’application pratique des engagements conclus entre Kinshasa et Washington.
L’avion acheminant les expulsés a atterri sur le sol congolais vers une heure du matin. D’après des sources concordantes du milieu aéroportuaire et sécuritaire, l’avion a fait une escale technique à Accra, au Ghana, avant de poursuivre sa route vers la RDC.
Même si le vol part des États-Unis, les profils des passagers présentent une grande diversité. Selon les autorités, la majorité de ces migrants proviennent de trois pays d’Amérique du Sud : La Colombie, l’Équateur et le Pérou.
Dès leur atterrissage, les 15 migrants ont été pris en charge par les autorités appropriées. Plutôt que de suivre les processus d’expulsion standards vers les pays d’origine, ces individus ont été transférés vers une vaste résidence sécurisée située dans la commune de N’Sele, à l’est périphérique de Kinshasa.

Cette structure d’hébergement a été mise en place pour assurer leur accueil et leur accompagnement, en conformité avec les stipulations de l’accord bilatéral dont les détails financiers et logistiques n’ont pas encore été totalement divulgués.
Cette arrivée est la matérialisation d’un accord entre les deux pays, dont les détails soulèvent de nombreuses questions parmi l’opinion publique et les groupes de défense des droits humains. La RDC se transforme ainsi en terre d’accueil ou de passage pour des migrants en situation illégale aux États-Unis, même si ces personnes n’ont aucun lien national avec le pays.
À ce jour, le gouvernement congolais n’a pas publié de communiqué officiel précis concernant la durée du séjour de ces citoyens latino-américains, ni les étapes futures prévues pour leur réinstallation ou leur rapatriement.
La Rédaction.
