RDC : Moïse Katumbi aligné pour journée de « ville morte » le mardi 3 juin 2026

Le bras de fer politique se durcit en République démocratique du Congo. Dans une déclaration offensive, le leader de l’opposition en exil, Moïse Katumbi, a frontalement défié le président Félix Tshisekedi en appelant la population congolaise à observer une journée « ville morte » ce mardi 3 juin. Objectif affiché : faire barrage à tout projet de révision constitutionnelle par le pouvoir en place.

Pour Moïse Katumbi, l’heure est à la mobilisation générale et pacifique. En faisant de la journée de mardi un symbole de résistance, l’opposant espère paralyser les principales artères du pays pour envoyer un signal fort au régime de Kinshasa.

« Le 3 juin, tout le monde doit rester à la maison. C’est une journée ville morte pour dire non au changement de la Constitution », a-t-il martelé, affichant sa ferme détermination à saborder toute tentative de modification de la loi fondamentale.

Interrogé sur les rumeurs et les thèses officielles évoquant une possible injonction ou interférence américaine derrière les mouvements de l’opposition, l’ancien gouverneur du Katanga s’est montré catégorique.

« Mensonge », a-t-il tranché sans détour, réfutant toute manipulation extérieure et insistant sur le caractère purement souverain et populaire de la contestation congolaise.

Moïse Katumbi a profité de cette tribune pour dresser un réquisitoire extrêmement sévère contre les huit années de gouvernance de Félix Tshisekedi. Selon lui, le quotidien des Congolais ne s’est pas amélioré, bien au contraire :

« La population a souffert », a-t-il résumé pour qualifier le bilan social et économique du pouvoir actuel.

Face à ce constat, le leader de l’opposition estime que le respect des règles démocratiques est non négociable. Il appelle solennellement à une alternance démocratique et pacifique à la fin du mandat présidentiel en cours, excluant toute idée de prolongation ou de transition improvisée.

Dans sa dernière salve, Moïse Katumbi s’est directement adressé aux forces de défense et de sécurité. Conscient des risques de tensions lors de telles journées de mobilisation, il a exhorté les policiers et les militaires à faire preuve de retenue et à ne pas réprimer les citoyens.

« Les revendications de la population sont aussi les vôtres », a-t-il lancé à l’endroit des képis et des casques bleus, tentant ainsi de sensibiliser les forces de l’ordre aux réalités socio-économiques partagées par l’ensemble des Congolais.

Reste à savoir dans quelle mesure ce mot d’ordre de « ville morte » sera suivi à travers le pays ce mardi, dans un climat politique de plus en plus polarisé.

La Rédaction.

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