
Au total, 381 cas de la maladie à virus Ebola et 63 décès ont été confirmés dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, situées dans l’Est de la République démocratique du Congo, et pas ailleurs a indiqué jeudi le ministre de la Santé publique lors d’un briefing de presse organisé à Kinshasa sur l’évolution de cette épidémie.
» Nous sommes à 381 cas confirmé d’Ebola, 63 cas de décès confirmés dans ces trois provinces et pas ailleurs. Actuellement dans nos centres de santé, on est autour de 233 patients qui sont hospitalisés, soit pour être isolés en attendant le test, soit parcequ’ils sont suspects, soit parcequ’ils sont réellement malades « , a déclaré Samuel Roger Kamba, ministre de la Santé publique .
Le ministre a également précisé que l’épidémie touche actuellement 25 zones de santé au total, soit 17 zones de santé en Ituri ;7 zones de santé au Nord-Kivu ; et une zone de santé au Sud-Kivu.
Selon l’autorité sanitaire, ces chiffres illustrent l’ampleur de la situation tant en termes de provinces affectées que de personnes touchées par l’épidémie.
« Nous disposons désormais de données fiables sur l’évolution de l’épidémie grâce à l’amélioration des capacités de dépistage. la méthode utilisée présente moins de 2 % de faux négatifs, permettant ainsi d’identifier avec précision les cas d’Ebola »,a-t-il ajouté.
Il a expliqué que la capacité de dépistage est aujourd’hui proche de 100 %, grâce à la disponibilité des kits de test et des équipements fournis notamment par Africa CDC, la Banque mondiale et d’autres partenaires engagés dans la riposte.
« Pour renforcer davantage le diagnostic, un laboratoire a été installé à Mungwalu, à environ 70 kilomètres de Bunia. Cette infrastructure permet désormais d’effectuer les analyses sur place et de réduire considérablement les délais de confirmation des cas »,a-t-il précisé.
Selon M. Kamba, tous les échantillons reçus sont actuellement analysés dans un délai de 24 heures.
« Cette rapidité permet de confirmer ou d’écarter les cas suspects le jour même, facilitant ainsi la prise en charge des patients »,a fait savoir le ministre.
Les efforts , a-t-il indiqué, ont également porté sur le suivi des contacts des personnes infectées. Le taux de traçage est passé de 9 % au début de la riposte à 55,5 % aujourd’hui, une avancée jugée importante dans la lutte contre la propagation du virus.
« Les personnes considérées comme des contacts à haut risque, notamment les proches ayant assisté ou soigné des malades, font l’objet d’une surveillance renforcée. L’objectif est d’atteindre un taux de traçage de 90 % afin de mieux anticiper l’apparition de nouveaux cas »,a conclu le ministre de la santé publique.
ACP/
